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Une cigogne

17 Fév

De ses grandes échasses blanches, une cigogne aux ailes noires moulantes bat la cadence.

On se croit dans une salle de danse.

Autour, sur les sièges, des vieux aux yeux lassés

observent à peine,

dévisagent en coin

Lui préférant la ville qui défile le long du bus

Debout, dandinante, oscillante sous ses écouteurs elle voudrait tant qu’on la regarde

Un devoir de regard pour nous, voyeurs.

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Nuit sur le canal

31 Oct

Canal Saint Martin

Nature en ville

3 Oct

Cousin maladroit aux pattes démesurées, son pépin transparent lui tenait lieu d’ailes. Il sautillait entre les flaques, amusé de ces nuages lourds qui soudain s’attribuaient le territoire.

Oui toi oui toi, c’est aujourd’hui ton bain! lui souffla la sauvage.

Et, s’emparant du pauvre pékin et de la ville trop chaude déversa, mère exigeante, ses torrents d’eau sur ses narcissiques enfants.

 

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Des quatre fers dans l’air

7 Avr

Des quatre fersUne dentelle dans la nuit parisienne.

Particules particulières

20 Mar

Paris drapée de gris souris aux dessous suffocants,

De la mort aux rats nous crie-t-on sur les toits.

Si la respiration pouvait se couper comme un moteur

sous les pots crachotant d’où l’on ne peut s’échapper.

Tubas jusqu’au-dessus la nappe, nez canards en charbon actif on s’équipe hétéroclite

On s’invente, tartiné de sale brume, un avenir sans oxygène.

En passant

Idem

20 Déc

On lui avait appris à faire comme-ci.

Une Seine tamisée

6 Nov

Son peignoir fronce entre ses longs doigts

débraillée, entremélée au matin

 

Ce soir elle s’apaise doucement dans la brume

Un tour de cou Eiffel

22 Oct

Des tours Eiffel s’entrechoquent sur un poignet poilu.

Au loin une longue ombre noire court.

Trophée d’une police en cyclo.

 

 

 

Au fond du cartable

4 Oct

Cette liberté pour nous.

Les corps enlacés de chaleur s’élancent dans la fraicheur des vagues.

Le sel ondule, ourle les paupières engourdies de soleil.

Criques sauvages, inaccessibles. Les pieds nus griffés par ses arrêtes.

Une liberté rien qu’à nous.

Sentiers enroulés de paisibles lézards, drappés de paysages secs et bleu, craquant sous les semelles.

Tout se délave couleur, soleil.

Les gueules maussades se fondent dans la ville. Le paysage se trempe d’automne et de reflets sur les boulevards.

Une liberté et c’était tout.

Des heures des heures, des heures,

Au creux des bureaux blanchis, des réunions sans fond,

des heures arrachées à l’aube, déchirées à la nuit, volées au nid,

fondues sous lumière synthétique néon ou écran où l’on penche courbe voûte.

Ce sacrifice qui ratatine, ride, vide, vieillit.

Cette liberté toute taxe comprise. Les congés à payer.

Un corbeau déguisé en moineau

17 Oct

Un moineau malheureux avec son bec de corbeau, le carnassier.

Une jungle au cœur d’une si jolie savane

Un corbeau déguisé en moineau. Quand l’interprétation est mal jouée la mue s’en mèle, plumes et voix dépassent. ça gueule, c’est disgracieux.