Petite fille qui t’en vas

6 Nov

Sache que nous aimerions

T’empaqueter dans nos bras, nos sacs et sacoches,

T’enlacer avec nous et les autres dans le métro tout compact et chaud,

L’ascenseur tu adorerais ! Le bruit de la machine à café ! La photocopieuse !! Les fauteuils roulants et pivotants! Le clavier ! L’écran !

Mais tu es trop petite.

Te tenir, retenir, ternir, tu ne sais pas encore.

On t’apprendra tu verras.

Et tu te lasseras,

Comme nous.

Tu t’en plaindras.

Comme nous.

Un cri doux, monotone, qui n’exige rien.

On t’apprendra tu verras.

Non, non, vraiment, joue ! Joue ! Joue !

Joue! ça sera trop vite trop tard!

On te rejoindra, plus tard, à la nuit tombée, en courant.

Non, ne te retourne pas, non!

Joue!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :